Chabada – La culture n’est pas une variable d’ajustement

Communiqué de presse du 6 mars 2024

Après la réduction d’une journée des Accroches-Coeurs l’an passé et l’invisibilisation progressive de Tempo Rives, c’est au tour du Chabada d’être fragilisé par la politique de restriction budgétaire de la ville en direction de la culture.

Le Chabada est depuis 30 ans non seulement une salle de diffusion des musiques actuelles mais aussi une structure essentielle dans l’accompagnement et le développement de la scène musicale locale. Si Lo’Jo, Zenzile, Thylacine sont des représentants emblématiques de cette scène, beaucoup d’autres groupes et projets se sont développés créant de l’activité dans l’intermittence mais aussi des métiers qui l’entourent (assistance technique, communication, création vidéo et graphique…). C’est d’ailleurs une mission de délégation de service public qui a été confiée au Chabada pour pérenniser cette mission. Lui demander aujourd’hui de consacrer du temps à la recherche de mécènes ou de débouchés publicitaires, c’est lui enlever autant de temps sur son coeur de métier et de fait, fragiliser son activité.

A quoi rime de sacrifier la culture quand, dans le même temps, la majorité de Christophe Béchu s’entête sur un projet inutile de parking silo à 10 millions d’euros au château, et à 150k€/an, tout en gelant les subventions aux acteurs culturels de notre territoire… ? Cela ne serait rien d’autre qu’une politique d’arrière garde, qui ne prépare en rien l’avenir.

Les Écologistes du Grand Angers appellent la municipalité à revoir ses priorités et à renforcer les budgets alloués à la culture et à l’éducation populaire qui sont le ciment de notre vivre ensemble et de l’émancipation de chacun.e.

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